Réussite personnelle : est ce vraiment le but ultime ?

 

fourmi

Petit billet sur le succès, la réussite, la performance, bla, bla.

Dans une société où on nous martèle ces objectifs, où certains payent un prix ou supportent  un lourd fardeau pour y arriver, on se demande parfois :

  • Si le jeu en vaut la chandelle. Tel un Sisyphe des temps modernes.

Cet univers désormais sans maître ne lui paraît ni stérile, ni fertile. Chacun des grains de cette pierre, chaque éclat minéral de cette montagne pleine de nuit, à lui seul, forme un monde. La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. Camus

    • Si parfois, nous ne vivons pas de chimères au lieu de rêves. On courre après un futur probable mais incertain alors que le présent lui est là tout simplement. 
    • Si parfois notre ego ne nous aveugle pas dans ces quêtes interminables ?

Je pense qu’il faut voir la réussite comme un voyage et non un but ultime. C’est peut-être pour cela qu’il nous est donné une vie assez longue pour accomplir des actions, des projets, des rêves.

Il faut arrêter de s’obséder avec la réussite car elle ne doit pas être un but ultime.

A mon avis, l’objectif premier que tout être humain doit rechercher, c’est avant tout le bonheur, le sien et celui des autres. C’est une vérité de La Palice vous me direz.

Mais je pense que parvenir à être heureux, en paix et serein est un défi plus noble et personnel. Personnel ne veut pas dire égoiste car si on y arrive, je pense alors qu’il faut aider les autres et la nature, partager ses connaissances et ses expériences.

Donner du sens à sa vie est plus important que la réussir.

Je connais beaucoup de personnes autour de moi qui ont des doutes sur leurs projets ou qui abandonnent, parfois trop rapidement. Certains sont paralysés par les échecs. Ils s’enlisent alors dans leur quotidien mortel et s’enferment dans leurs prisons mentales. “je suis bon à rien, la chance ne me sourit jamais, je ne serais jamais comme les autres,etc.etc.”

Mais on peut tirer un enseignement sur l’apprentissage de la vie. Même par exemple pour des projets personnels qui ne s’avèrent pas finalement pas si payants ou infructueux.

Ce qui est important, c’est la démarche, le processus. Tant pis si le but ultime n’est pas atteint.

 On apprend forcément plus et mieux à travers nos expériences qu’elles soient négatives ou positives. Rappelons nous que l’observation est une des méthodes de l’apprentissage.

Que la vie est fait de petits succès. Agir est déjà positif. Qu’il ne faut pas se décourager quand la montagne est trop haute.

Je partage maintenant trois photos que j’ai prise lors de mes vacances en Asie du Sud-Est. Ces images parlent d’elles mêmes et pourtant elles sont d’une simplicité et d’une beauté.

Champ labouré à Phu My

Nous sommes les maîtres de notre parcelle de terre c’est à dire de nos vies. 

Notre vie possède des champs différents. Comme un agriculteur qui cultive plusieurs variétés de plantes ou de fruits, nous définissons les nôtres : amour, argent, travail, liberté, etc.etc.

Ces concepts sont parfois universels et atemporels : par exemple, tout le monde veut vivre longtemps, heureux, aimé et riche.

D’autres sont vraiment personnels et temporaires  même si elles découlent souvent de nos paradigmes. Nous éprouvons aussi des besoins  et des désirs suivant  les étapes de notre vie. Par exemple, certains en manquent d’affection  se préoccuperont plutôt de la séduction. Les jeunes rechercheront des épouses et époux pour fonder une famille. D’autres sont plutôt préoccupés par l’éducation et l’avenir de leurs enfants. Les retraités auront quant à eux d’autres préoccupations telle que la santé.

Nous choisissons de cultiver ces champs ou non. Parfois la société et les autres nous les imposent. On en devient alors prisonnier. 

La vie est un champs. Le cultiver et le développer est de notre devoir.

La vie est un champs. Le cultiver et le développer est de notre devoir.

 Un agriculteur choisit aussi de préférence une terre fertile, à l’abri des intempéries et des prédateurs. Il achète des semences qui lui donneront des récoltes et des outils pour labourer ses champs.

La nature a des cycles. Nous avons oublié aussi que nous en avons. Un jour pour agir, une nuit pour dormir. Un jour pour se détendre et s’amuser. Une nuit passée autour d’un foyer chaleureux. Il y a des saisons qui rythment nos corps et la nature qui nous entoure.

A chaque moment de la vie comme ce champ, il faut reposer la terre. Ne rien faire. Il est temps alors de se ressourcer, de faire le point sur sa vie et ses actions, de réfléchir et de méditer.

Quand la terre est prête, quand des conditions de culture sont réunis, il faut alors labourer le champ et planter.

Labourer ses parcelles de terre fait partie du développement personnel.

Labourer ses parcelles de terre fait partie du développement personnel.

Il faut ensuite veiller sur le grain. Etre vigilant et prévenant. Et surtout patient.

Puis quand tout se déroule comme nous le voulons, nous devons simplement contempler nos cultures et en être satisfait. Il est temps de se reposer et de voir les choses pousser.

Puis vient le temps des récoltes. De la récompense.

Méditer et se reposer

Méditer et se reposer

Le champ et les récoltes, c’est comme nos actions ou nos investissements. Il faut choisir la bonne terre, la bonne graine, les bons outils. Si le paysan que nous sommes effectue les bonnes actions et les bons choix, alors le champ ne peut que pousser.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

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Posted in Développement personnel, Les carnets de Tatie Isa
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